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Il n’est jamais trop tard: la Fnac lance le Fnacbook

novembre 16, 2010
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Le 19 novembre 2007, Amazon lançait le Kindle: équipé d’un écran à encre électronique, il affiche des contenus écrits comme sur un livre imprimé. Le confort de lecture est assuré, bien plus que sur un écran LCD.

Le Kindle n’était pas le premier e-reader équipé de cette technologie, mais il était le premier à être conçu par un vendeur de livres, et non pas un constructeur électronique. Le calcul d’Amazon est simple: offrir un appareil léger, connecté sans fil par la 3G ou Wifi pour que ses possesseurs puissent accéder en mobilité et très simplement à des contenus adaptés… Vendus sur une plate-forme spécialement conçue pour le Kindle, par Amazon. Le Kindle crée une rétention artificielle, puisque les possesseurs du Kindle ne peuvent acheter leurs livres que via le magasin d’Amazon.

Amazon Kindle 1

Amazon Kindle 3

Le Kindle a évolué, il permet maintenant de lire son journal et d’écouter sa musique. Il a été rejoint par le Nook de Barnes & Nobles, un autre vendeur de livres aux Etats-Unis, et dans une moindre mesure par Apple et son iPad avec l’application iBooks.

 

Barnes & Noble - Nook

La Fnac lance donc a son tour sa solution e-book: le Fnacbook. Il lit la musique au format MP3, mais il est avant tout destiné aux livres: l’accès sans-fil Wi-fi ou 3G (fourni par SFR et compris dans les 199€ du prix d’achat) donne uniquement accès au magasin de livres de la Fnac. Selon les vendeurs, sa vocation n’est pas de remplacer les livres en papier, mais de vous permettre d’emporter de nombreux livres dans certaines situations, par exemple lors de déplacements: l’appareil est très petit et léger, et facilement transportable. L’écran est très agréable et la finesse des pixels donne l’impression d’avoir une feuille imprimée sous les yeux.

Fnacbook

Le Fnacbook est différent du Kindle sur un point: il n’a pas été conçu en interne. La Fnac a adopté une solution en marque blanche conçue par Sagem, le Binder. Il est vendu sous le nom de OYO (avec un design différent) chez Chapitre.com en France et Thalia en Allemagne, et bientôt en Italie par Télécom Italia.

Sagem Binder

Oyo

Cette stratégie permet à Sagem de distribuer son appareil à un grand nombre de clients. Les coûts de développement en sont réduits et l’investissement rapidement rentabilisé. Pour la Fnac, c’est une solution toute intégrée qui épargne beaucoup de temps et d’argent, car c’est avant tout un libraire, pas un constructeur électronique. Sagem lui fournit une solution rapide pour s’installer dans le domaine en croissance des livres électroniques sans se soucier des détails techniques.

Le désavantage, c’est que la Fnac n’a pas l’exclusivité sur l’appareil de Sagem, il lui est impossible de se démarquer d’une concurrence si elle possède le même fournisseur. Enfin, la Fnac ne maîtrise pas les ressources pour faire évoluer l’appareil, elles se trouvent chez Sagem. Le fabricant devra faire des compromis difficiles pour répondre aux diverses exigences de ses clients pour différencier leur appareil.

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